Frais d’acte de prêt : définition, calcul et impacts à connaître

16 janvier 2026

En 2025, une modification du barème des droits de mutation s’appliquera sur certaines tranches, impactant directement le montant global des frais à prévoir lors d’un financement immobilier. Contrairement à une idée répandue, la totalité des sommes versées ne revient pas au notaire, une part importante étant destinée à l’État et aux collectivités territoriales.

Des disparités existent selon la nature du bien et la région concernée, avec des exonérations spécifiques dans certains cas. Les modalités de calcul incluent un ensemble de postes distincts, souvent confondus, qui obéissent à des règles précises et évolutives.

Frais d’acte, frais de notaire, droits de mutation : quelles différences pour un emprunteur ?

Lorsqu’un emprunteur se lance dans un achat immobilier, la lecture du compromis de vente dévoile toute une série de frais qu’on a vite fait de mélanger. Les frais d’acte, aussi appelés frais d’acquisition, regroupent l’ensemble des sommes réglées en plus du prix de vente. Leur composition, pourtant, reste floue pour beaucoup.

Les frais de notaire occupent une place à part : ils englobent à la fois les honoraires du notaire et les sommes reversées à l’État, notamment via les droits de mutation. Ces droits, variables d’un département à l’autre et selon le type de bien, absorbent la part la plus conséquente de l’enveloppe. À côté, les frais de dossier facturés par le notaire pour la rédaction et la vérification juridique du dossier paraissent modestes, mais tout s’additionne.

Voici les principaux éléments à distinguer pour éviter les amalgames :

  • Frais d’acte : ils désignent l’ensemble des frais annexes à la vente acte.
  • Frais de notaire : cela couvre les honoraires (émoluments) et les débours du notaire.
  • Droits de mutation : ce sont les taxes collectées par l’État et les collectivités locales.

Le courtier immobilier ou la banque rappellent souvent que ces frais ne concernent pas seulement l’achat du bien, mais aussi la mise en place du crédit immobilier. Lorsqu’un prêt immobilier entre en jeu, les frais d’acte recouvrent aussi les frais d’enregistrement du contrat de prêt, qui ne se confondent pas avec ceux de la vente. D’où l’intérêt d’éclaircir chaque étape : vendeur, acheteur et intermédiaires doivent s’entendre sur le partage précis des frais pour éviter toute mauvaise surprise au moment de solder l’opération.

À quoi correspondent réellement les frais d’acte de prêt ?

Dès la signature de l’offre de prêt, les frais d’acte de prêt entrent en scène. Leur mission : couvrir tous les coûts liés à la rédaction, la vérification et l’enregistrement de l’acte de prêt par le notaire. Ces frais, discrets lors des premiers échanges avec la banque, alourdissent le coût total du crédit immobilier.

Dans le détail, on trouve des émoluments réglementés par l’État, auxquels s’ajoutent les frais de dossier propres à l’acte de prêt. Le notaire avance également des débours pour obtenir certains documents administratifs, sans oublier la contribution de sécurité immobilière que l’État perçoit pour enregistrer officiellement le prêt. Cette somme apparaît à part sur le plan de financement, à distinguer des autres frais liés à la vente.

Le calcul dépend du montant emprunté, de la garantie choisie (hypothèque, IPPD, cautionnement…) et, parfois, de la complexité du dossier. Plus la somme prêtée est élevée, plus les frais d’acte de prêt gonflent.

Leur impact sur le taux annuel effectif global (TAEG) compte : ces frais entrent dans le calcul du coût global du financement. Certaines banques proposent d’en prendre une partie à leur charge ou de les lisser via des offres promotionnelles, mais il reste prudent de comparer point par point chaque offre.

Calcul des frais d’acte et de notaire en 2025 : ce qui change et comment s’y retrouver

En 2025, qui achète un bien doit s’attarder sur la manière dont sont constitués les frais d’acte et sur le détail des frais de notaire. Les règles bougent : la loi a ajusté certains barèmes pour mieux coller à la réalité des prix de vente et répondre à la tension du marché. Le calcul des frais de notaire acte dépend toujours du type de bien, neuf ou ancien, et du montant déclaré.

Pour un achat immobilier acte dans l’ancien, comptez généralement entre 7 et 8 % du prix d’achat. Cette fourchette inclut les droits de mutation, les émoluments du notaire et divers frais annexes. Un logement neuf, en revanche, permet de profiter de frais notaire réduits : autour de 2 à 3 %. L’avantage vient d’une fiscalité allégée sur les biens sortis tout droit d’une opération de promotion.

Désormais, le montant des frais notaire apparaît plus clairement sur la promesse de vente : le notaire précise chaque poste, de la clause acte à la répartition entre frais fixes et variables. Ce souci de transparence s’accompagne d’explications plus détaillées : le courtier immobilier et la banque doivent fournir une estimation réaliste dès la constitution du dossier de prêt immobilier guide.

Un conseil : examinez attentivement le décompte. Certains frais, liés à la vente acte ou aux formalités administratives, ne bougeront pas. D’autres, comme les émoluments, varient selon le tarif réglementé mis à jour en 2025. Pour viser juste, mieux vaut s’appuyer sur les simulateurs officiels, désormais réactualisés, afin d’estimer au plus près le coût de l’opération.

Notaire et cliente examinant un contrat de pret dans un bureau

Modalités de paiement : quand et comment régler ces frais lors d’un achat immobilier ?

Le paiement des frais d’acte marque un moment clé dans le parcours d’achat immobilier : la signature chez le notaire. À ce stade, chaque somme doit être prête, car sans règlement immédiat, il n’y a ni vente acte, ni remise de clés.

En pratique, le notaire réclame le paiement de la totalité des frais d’acte de prêt et frais de notaire quelques jours avant la signature définitive. L’appel de fonds détaille précisément chaque montant, ventilé entre droits de mutation, frais d’enregistrement et émoluments. Le document transmis à l’emprunteur rappelle aussi s’il faut mobiliser l’apport personnel ou anticiper le déblocage du crédit immobilier.

Oubliez le chèque papier : le paiement s’effectue par virement bancaire, directement sur le compte séquestre de l’étude notariale. La banque débloque alors le prêt immobilier selon les modalités du contrat de prêt. Ce virement solde à la fois le prix de vente du bien, le capital prêté, et l’ensemble des modalités de paiement des frais attachés à la transaction.

Voici comment se répartissent les paiements liés à l’opération :

  • Apport personnel : versé par l’acheteur, il sert d’abord à régler les frais d’acte et autres frais annexes.
  • Déblocage du prêt : effectué par la banque sur ordre du notaire, il vient compléter l’apport pour atteindre le montant total.

Respecter le calendrier s’avère indispensable : tout retard dans le paiement des frais d’acte peut repousser la remise des clés ou générer des pénalités. La condition suspensive d’obtention du financement, prévue dans le compromis de vente, protège l’acheteur en cas de refus de prêt. Mais une fois l’accord bancaire obtenu, la transaction se déroule sans délai supplémentaire.

Prévoir chaque étape, vérifier la ventilation des sommes, anticiper le virement : voilà ce qui sépare une acquisition sereine d’un parcours semé d’embûches. Au bout du compte, ce sont ces détails qui font toute la différence le jour de la signature.

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